Bloody Clap
Bloody Claps, c'est l'histoire d'un type de 48 ans qui n'a jamais cessé d'y croire, même quand tout disait l'inverse. Pendant vingt-cinq ans, il a changé de groupes, enregistré des démos, joué dans des caves, des bars, des salles vides, des salles pleines. Il a vu des projets naître et mourir, mais la seule chose qui n'a jamais disparu, c'est le besoin viscéral de faire du bruit - du vrai bruit - celui qui vient du cœur et pas des machines.
À ses débuts, il était obsédé par Jeff Buckley. L'émotion brute, la voix qui se brise, l'honnêteté totale. Puis sont venus Muse et leur grandeur mélodique, Placebo et leur fragilité alternative, Queens of the Stone Age et leurs riffs hypnotiques, Rage Against the Machine et leur rage contenue, Jack White et sa manière de transformer la simplicité en arme émotionnelle. Toutes ces influences ont fini par s'entrechoquer dans un moment simple : "Arrête les détours. Fais ce que tu es." C'est là que Bloody Claps est né. Un duo. Deux personnes.
Deux énergies. Zéro filtre. Pas de murs de production, pas de musique pensée pour séduire l'algorithme — juste le rock comme il doit être : vivant, sale, puissant, fragile, humain. Bloody Claps n'est pas un projet "d'adolescent qui rêve encore". C'est un projet d'adulte qui a vécu, qui a appris, qui a encaissé — et qui revient avec un son plus honnête et plus sauvage que jamais.
Le public de Bloody Claps ? Ce sont les gens qui aiment le rock qui cavale, le stoner qui vrombit, mais aussi ceux qui veulent ressentir quelque chose de vrai. Ceux qui en ont marre des productions aseptisées. Ceux qui cherchent une musique qui respire. Bloody Claps n'essaye plus de "percer". Il cherche à toucher, à vibrer, à exister. Et paradoxalement... c'est souvent comme ça que tout commence vraiment.